
Wednesday May 5th
Ahlatlibel (Ankara) – Turkey
Ahlatlibel : kites festival day.
Settled in a nice sport complex outside Ankara.
Özgeder Association brought in the park. 100 disavantaged children taking part of the concert.
Later, young students joined the Caravaners, singing turkish love songs, dancing french and turkish folk dances, playing drums, sharing and exchanging...
Et la Caravane passe...
Mercredi 5 mai
Ahlatlibel – Turquie
« A chacun d’être une petite Caravane amoureuse ».
Le concert d’aujourd’hui a lieu sur une pelouse, face au complexe sportif de Sankaya, non loin d’Ankara.
A l’initiative de l’Institut français de Turquie, une centaine d’enfants en difficulté ont été invités, par ce bel après-midi ensoleillé.
Quelques-uns arriveront vêtus de l’uniforme de leur école, les uns en bleu et blanc, les autres en rouge et blanc.
Une danse de petites filles précédera le concert de Marc
que rejoindra Alain à la clarinette,
puis Céline sur sa corde.
Les Caravaniers distribueront ensuite un goûter et une boisson aux enfants.
Nevin Öktem, fondatrice d’Ozgeder, qui oeuvre à la réintégration des enfants en difficulté, ne cachait pas sa satisfaction à l’issue de cette journée « Ozgeder avait d’abord pour but de travailler auprès des enfants en prison. Aujourd’hui on a élargi notre action et on oeuvre aussi en direction des enfants en difficulté économique et sociale. En Turquie il y a beaucoup de problèmes d’immigration et de chômage. Et certains enfants ne peuvent pas bénéficier des mêmes avantages que les autres.
Ceux qui sont venus aujourd’hui au concert sont issus d’un quartier défavorisé d’Ankara.
Certains ne sont jamais allés au théâtre, n’ont jamais assisté à un concert, il y en a peut-être qui n’ont jamais entendu le son d’un piano.
Notre association se base sur les droits humains et tout spécialement ceux des enfants.
Nous faisons en sorte de les amener à des spectacles.
C’est une des raisons de la présence de la Caravane amoureuse aujourd’hui. Rencontrer des gens d’autres pays, comme aujourd’hui des Français, c’est quelque chose d’important pour eux. »
Isabelle, l’épouse de l’ambassadeur de France à Ankara, Bernard Emié, a réalisé ce qu’est la Caravane amoureuse quelques jours seulement avant notre arrivée dans la capitale Turque « C’est une découverte totale pour moi. Marc m’a expliqué son concept qui porte des valeurs d’amour et de partage dans ce monde qui se déglingue. Le monde dans lequel j’évolue moi passe plus par la diplomatie que par l’amour. Mais après avoir entendu le message de Marc, je me dis qu’il est peut-être possible de faire une combinaison des deux ».
Pauline, 16 ans, la fille d’Isabelle a rencontré Gwendoline, l’une de nos plus jeunes caravanières « Participer à la Caravane, ça me tenterait », avoue t-elle « mais si elle m’annonçait qu’elle souhaite partir avec vous, je ne sais pas si je serais capable de la laisser faire », lui répond sa maman.
L’épouse de l’ambassadeur, d’abord sceptique, reconnaît en tout cas que le passage de la Caravane amoureuse l’a « ébranlée ». « Que l’amour soit une solution, on y croit tous, mais on ne croit pas forcément que ce soit applicable. A présent j’ai envie de penser que le message que vous tentez de faire passer va se répandre.
Il me semble que c’est à chacun, là où il est, à sa façon, à sa mesure, d’être une petite Caravane amoureuse.
Il y a peut-être quelque chose de nouveau en moi.
Ce que vous faites c’est aussi pour nos enfants, et j’ai envie d’y croire. Vous aidez à mettre un peu de couleur dans ce monde gris ».
Hervé
Instant de partage entre Marc et un étudiant d'Ankara
Un géologue d'Ankara prend sa première leçon de piano
Le grand écart.
De ma vie je n’ai pu exécuter cette posture exigeant une souplesse physique peu commune.
A vrai dire je ne m’y suis jamais vraiment entrainé. Mais voici, qu’au sein de la caravane, m’est donné de vivre nombres de situations, de rencontrer tant de diversités, d’appréhender variété de sentiments et d’émotions, que cela s’y apparente singulièrement en terme d’attitude, d’être.
Ce voyage, tantôt « char à vannes » truffé des commentaires et expressions légères des uns et des autres, la minute suivante « qu’on voit » d’essentiels rapportés par le ressenti d’un paysage de toute beauté ou l’évocation d’une rencontre magique; tantôt tendu à l’abord des incompréhensions et des inévitables fausses notes de communications humaines, tantôt profondément posé et sensé aux vécus d’instants intenses de partages, de rencontres osées des regards, des sourires et des cœurs, l’ensemble se succédant à cadences soutenues. Oui c’est bien là l’entrainement à cette posture exigeante que chacun peut croiser un jour sur son chemin, pareille à cette rencontre du pire et du meilleur gisant en chacun de nous et qui s’il n’est conscientisé et mis en lumière, nous écarte sans aucun doute du Vital de notre existence et nous approche d’une vie privée d’âme, voire d’une mort insensée.
Qu’est d’autre que l’amour pour moi que ce fil tendu entre des extrêmes qui, par cet exercice d’équilibre fragile, me permet de progresser et croître en toute humilité dans ma dimension divine d’humain. Amours et beautés, dans leurs multiples facettes, m’offrent ce potentiel infini. C’est la caravane amoureuse.
Vincent
La Caravamoureuse du jour : Stéphanie P., 46 ans, vit à Morges, (Suisse), entre Lausanne et Genève au bord du lac. Elle est enseignante de yoga et pratique les massages. Ouverte d’esprit, elle aime la rencontre avec l’autre, les musiques (toutes), les autres cultures et tous les éléments spontanés qui se présentent à moi, comme la Caravane amoureuse.